Le but est de posséder un "millieu" où réunir les meilleures conditions possibles afin de pouvoir pratiquer le bouturage ou le semis, à n'importe quelle saison de l'année, et à moindre coût.
Le caisson est en bois pour deux raisons :
Facilité à se procurer ce matériau et son coût relativement bas.
Les cotes indiquées sur le croquis ci-contre sont valables pour des tubes fluorescens de 60 cm de long.
Ils existent aussi en 40 cm, 80 cm, 120 cm et 150 cm.
La hauteur tient compte de l'éloignement du millieu de culture par rapport aux tubes.
Elle peut être auguementée.
Le caisson doit être isolé si il est placé par exemple dans un local non chauffé, comme une cave, ou bien si vous désirez ne pas avoir
besoin d'avoir à apporter une source de chaleur supplémentaire.
Préférez le polystyrène à la laine de verre, qui est toxique par inhalation et irritante sur la peau.
J'ai choisi une epaisseur de 5 cm. L'ensemble est recouvert par les panneaux isolants. Ils sont coupés à l'aide d'une simple
lame de scie ou d'un couteau.
L'assemblage est simple, 4 ou 5 vis longues avec des rondelles larges afin d'assurer une bonne prise, comme sur le croquis ci-dessous.
Si vous désirez mettre l'ensemble dans une pièce chauffée, vous pouvez
éviter de l'isoler après avoir contrôlé la température suite à au moins 6 heures de fonctionnement. Rien ne vous empêche de
faire l'isolation en dernier.
En cas de trop haute température, il faudra aussi veiller à entre-ouvrir, voire complètement ouvrir la porte pour
éviter des montées de température importante. Le mieux est de mettre un thermomètre et de vérifier plusieurs fois.
Légende :
L'appareil d'éclairage est fixé non pas sur l'isolant
mais sur le bois.
Entre l'appareil et le bois, j'intercale une plaque de plâtre
(voir question 2 plus bas).
Pour assurer une bonne qualité de lumière
pour la culture sans faire trop de frais, j'ai
fixé deux tubes, lumière du jour et blanc industriel
(très courants). Bien entendu il est possible d'utiliser des
tubes spéciaux (horticole) mais le prix sera bien plus
élevé !
Le raccordement électrique de ces deux appareils est fait dans
une boite de raccordement électrique voir
question 1 plus bas). La boite sera fixée sur la structure en bois
afin d'éviter que les fils ne soient malencontreusement
arrachés de leurs bornes de connections. L'ensemble relié
à un cable terminé par une prise mâle (avec terre).
Le tout branché dans un simple programmateur pour une plus
grande simplicité d'utilisation. Ce type de programmateur se
trouve même en grande surface.
Voilà, vous réglez la durée d'allumage et c'est
tout !
J'ai installé une "boite" de ce type dans mon sous-sol afin de
faire fleurir certaines Stapéliées en hiver. Maintenant,
je bouture et sème....
Mon sous-sol est complètement dans l'obscurité et la
température varie entre 10 °C et 14 °C.
La nuit, mes cultures ont des températures de 16°C /
18°C et le jour grâce aux appareils qui chauffent, j'obtiens
30°C / 34°C.
Donc pas besoin de chauffage en plus !
Ce système convient bien pour de petites surfaces, plus grandes,
là un chauffage d'appoint deviendrait nécéssaire.
Pour le bois, j'ai choisi du contre plaqué. On peut aussi se
servir d'un ancien placard de cuisine. La taille convient, la porte est
déjà en place...
Polystyrène, récupération ou marchand de
matériaux. Attention, différentes qualités
thermiques et de prix...
Un peu de cable, une prise mâle avec terre, une boite de
connection, des vis et rondelles.
Une ou deux réglettes (appareils), 2 tubes.
Résumons ce que nous avons besoin : chaleur et luminosité.
Ce dont nous devons tenir compte : la facilité à trouver les matériaux, leur prix et la dépense d'énergie.
Pour la chaleur, les 2 appareils d'éclairage suffiront à condition d'isoler complètement votre boîte par l'extérieur. Pour vous donner une idée,
mon isolant a une épaisseur de 5 cm et la température peut monter facilement à 30 degrés avec 10 degrés à l'extérieur.
Pour la luminosité, il suffira de la peindre en blanc brillant (laque ou satin mais pas mat) à l'intérieur. Tous les côtés devront être peints.
Sachez aussi que le coefficient de réflexion de la lumière est supérieur avec de la peinture blanche plutôt qu'avec l'aluminium qui est à proscrire aussi pour les
risques d'électrocution.
Terminé.
Voici la liste des questions les plus fréquement posées. Elles concernent surtout la sécurité, notament en vue des risques électriques et d'incendies. Je recommande fortement de ne pas les négliger. Dites vous bien que ce système va fonctionner de 12 à 15 h de suite, voire plus et l'ensemble va donc chauffer. Les composants électrique, filerie comprise peuvent se dégrader et vous soumettre à des risques important !
Toutes les connections électriques doivent être réalisées dans une boite de raccordement électrique.
C'est à ce niveau que des échauffements ou des arcs électriques peuvent se produire et finir par brûler. De
plus, ces boites protègent des contacts directs avec des parties non isolées sous tension.
Dans le cas de cette réalisation il faut un cable pour chaque appareil plus un autre pour les relier à la prise. Donc 3 cables
sont connectés dans cette boîte.
L'erreur à ne pas faire sera d'alimenter un appareil et de cet appareil, alimenter l'autre.
La plaque de plâtre sert de coupe-feu. Ce n'est pas obligatoire, mais une sécurité supplémentaire. Les appareils chauffent, surtout les ballasts. Vous ne poseriez pas la main sur un ballast après deux heures de service sans vous brûler !
L'idéal seait d'utiliser du cable type 3 G 1,5 mm² RO2V. Ces références
signifies : 3 conducteurs de section 1,5 mm² dont un pour la terre, câble industriel (noir). C'est le plus "solide".
Une autre sorte peut faire l'affaire pourvu que ce câble possède un fil de terre. Le type "2 fils" ou souvent appelé "sindex" anciennement utilisé
pour les lampes de chevêt est interdit pour une installation fixe. Il n'est pas résistant aux coups, fragile et ne possède pas de fil de terre. De plus,
à la longue il cuirait puis fondrait ou alors brûlerait ! Ce type de conducteur est propagateur de la flamme ! Voyez la différence dans le croquis ci-dessous.
Les isolants comme la laine de verre ou de roche, résistent au feu mais lorsqu'on les manipule,
dégagent des poussières très nocive. Ils sont irritants par contact et par inhalation...
Ils sont réservés à d'autres utilisations comme pour isoler des combles perdues.
Les tubes sont donnés pour un nombre d'heures, mais pas facile
de se faire une idée.
Lorsqu'ils ne sont plus "bons", ils ne s'arrêtent pas du jour au
lendemain. Ils baissent d'intensité très progressivement.
Mais si les extrêmités sont noires, ils sont foutus !
En général un tube qui reste allumé toute la
journée se change tous les ans, même si il a l'air de
fonctionner comme au premier jour ; ce n'est qu'une impression.
Si un tube clignote, il faut le changer. Déjà parceque
c'est mauvais pour les yeux, ensuite cela rique à la longue
d'endomager le ballast. Là ce sera plus compliqué
à changer !
Si un tube ne fonctionne plus même après en avoir mit un
neuf, deux possibilités :
- Essayer un autre tube neuf, car il arrive qu'un tube (même
neuf) ne fonctionne pas.
- Changer le starter (il suffit de le tourner de 1/6 de tour).
- Le tube est neuf, le starter aussi, vérifier la filerie et les
branchements à l'intérieur de l'appareil, prise débranchée auparavant !
Eteindre la lumière comme par l'action d'un bouton, n'a jamais mis un intervenant en
sécurité.
Cela ne fonctionne toujours pas, cela peut être les douilles ou
le ballast.
Ceux qui n'ont pas d'installation électrique récente vont être déçus. Le circuit doit être protégé par un dispositif différentiel 30 mA. Ce n'est pas dans le cadre de cet article d'expliquer ce que c'est mais si quelqu'un veut en savoir plus, qu'il me contacte.
Oui il est important de relier les fils de terre. Entre eux dans la boite et chaque appareil à la borne prévue à cet effet (comme ci-dessous).
Durée 2 minutes
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